jeudi 3 mai 2018

Qu'est-ce qu'une traduction assermentée ? Explications par Stéphane Demazure

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Stéphane Demazure vous explique la traduction assermentée
Lorsque l'on parle de langues étrangères et de traduction, il arrive parfois que le terme "assermenté" soit employé pour parler d'un travail de traduction.

Mais qu'en est-il exactement ? Qu'est-ce qu'une traduction dite assermentée et comment être traducteur assermentée? Dans quel cas est-elle nécessaire ? Plusieurs questions auxquelles Stéphane Demazure propose des éléments de réponse.

Quelle différence entre une traduction classique et une assermentée?

Dans le cas d'une traduction assermenté, le professionnel à l'origine du travail a préalablement prêté serment devant un tribunal. Il appose son cachet sur la traduction final en guise de preuve de traduction assermentée.

Il s'agit donc d'une traduction certifiée, indispensable pour certains documents administratifs tels que les actes de mariages, les extraits de la Chambre de Commerce, les documents professionnels (CV, lettres de motivation, attestations de stage) ou encore les documents scolaires ou universitaires (diplômes), indique Stéphane Demazure.

Le domaine médical peut également être concerné par le recours à la traduction assermentée, comme avec des analyses sanguines par exemple. Le type de clientèle d'un traducteur assermenté se compose donc de notaires, comptables, professionnels du droit…mais aussi de particuliers comme quelqu'un qui souhaiterait faire traduire ses papiers d'état civil.

Particularités de cette traduction

La traduction assermentée se reconnaît facilement, indique Stéphane Demazure, car elle comprend une déclaration "certifié conforme à l'original" accompagnée de la signature et du tampon du traducteur à l'origine du document traduit. Cette déclaration comprend les nom et prénom du traducteur, une mention "traducteur-juré"et les langues pour lesquelles le traducteur est assermenté.

Doivent être également mentionnés qu'il s'agit d'un document traduit ainsi que la langue d'origine. En termes de mise en pages, ces dernières sont paraphées et numérotées. La fin du document est également indiquée, afin d'éviter le risque d'éventuels ajouts frauduleux, précise Stéphane Demazure. En revanche, une photocopie d'un document de traduction assermenté n'a aucune valeur officielle. Il est donc crucial de bien garder l'original au risque de devoir refaire appel à un autre, ou au même traducteur assermenté.

En revanche, il n'existe pas de période "de péremption" pour une traduction assermentée. Celle-ci est un document valable à vie, à l'exception de certains documents d'état civil.

Enjeux de la traduction assermentée, rappelée par Stéphane Demazure

Outre l'enjeu juridique de la traduction assermentée, cette dernière présente plusieurs difficultés pour le traducteur. Connaître les formules juridiques dans la langue cible est indispensable dans un souci de cohérence, de crédibilité et de compréhension, rappelle Stéphane Demazure. Ainsi, si la technique du "calque" (notamment via l'usage d'outils d'aide à la traduction) peut être appliquée dans certains cas, elle est à proscrire pour la traduction assermentée.

Un petit exemple de l'anglais vers le français : "With alla advantages thereto pertaining" ne se traduira jamais par " avec tous les avantages à cela appartenant" (ce qui, au passage ne veut rien dire, constate Stéphane Demazure) mais par la formule fréquemment employée dans le document juridique "Pour faire valoir ce que de droit".

Attention également aux faux-amis (qui fera l'objet d'un prochain article sur le présent blog) qui ont un enjeu encore plus important dans la traduction assermentée. Des recherches thématiques et une excellente connaissance du domaine (médical, juridique, professionnel, financier etc) sont également nécessaires pour parvenir à comprendre le document source et le retranscrire correctement dans la langue cible.

Une autre difficulté abordée par Stéphane Demazure est de trouver des équivalents à des institutions qui existent dans un pays mais pas dans un autre. Le traducteur peut d'ailleurs se poser la question de savoir s'il faut traduire le nom de l'institution ou la laisser telle qu'elle, dans la langue d'origine. Face à ce dilemme, plusieurs traducteurs font le choix de mettre les deux appellations : le nom de l'institut en langue source avec entre parenthèses la traduction la plus exacte possible du nom de cette institution.

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Une langue ne correspond pas forcément à un pays, rappelle Stéphane Demazure

Enfin, une même langue peut être employée dans divers pays, ne serait-ce que le cas de l'anglais avec le Canada, l'Australie, les États-Unis, le Royaume-Uni ou l'espagnol avec l'Espagne et l'Amérique Latine. Il convient de bien faire attention au pays de provenance du document à traduire, précise Stéphane Demazure. En effet, les tournures peuvent différer, sembler plus naturelles d'un pays à un et les modèles de documents ne sont pas toujours les mêmes.

Pour terminer, attention à ne pas tomber dans certains pièges de la traduction en général comme la traduction de dates ou l'adaptation de monnaie (un euro n'étant pas égal à un dollar, il convient de faire la recherche pour transposer).

mercredi 25 avril 2018

Le processus de traduction en 5 étapes

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Les étapes de la traduction présentées par Stéphane Demazure

Usuellement, les traducteurs (indépendants comme en agence) procèdent via différentes étapes, et plus précisément 5 étapes afin de réaliser une traduction. En effet, ils savent que s'ils ne respectent pas plusieurs étapes méthodiques, leurs traductions ne seront pas toujours à la hauteur. Stéphane Demazure vous propose de découvrir ces 5 étapes de la traduction :

Pourquoi procéder par étapes ?

Le fait est que la traduction est une tâche exigeante sur le plan mental (toujours viser la haute qualité), voire même un défi suivant le type de traduction à réaliser. Si exigeant qu'un processus de traduction complet et discipliné est nécessaire pour bien le réaliser. Voilà pourquoi, rappelle Stéphane Demazure, les 5 étapes du processus de traduction sont nécessaires pour parvenir à un résultat satisfaisant et pour le traducteur et pour le client final.

Première étape : l'aperçu

La première étape consiste à délimiter le texte à traduire. C'est-à-dire, le sujet et le contenu, sa longueur, le style de rédaction, s'il est technique, les différentes sections, etc. Le traducteur lit ou écréme des parties du texte pour se faire une idée du contenu.
Il peut noter les concepts ou la terminologie clés qui devront faire l'objet d'une recherche et décider s'il est nécessaire de faire des lectures préliminaires. Parfois, les traductions des termes clés seront recherchées et résolues avant de commencer la traduction.

Deuxième étape : la traduction initiale

Au cours de cette étape, le document est systématiquement traduit, généralement en morceaux de 5 à 10 mots à la fois. Stéphane Demazure souligne qu'il est important de choisir la longueur appropriée des morceaux de texte individuels à traiter.

Idéalement, chaque morceau sera une unité de signification discrète et complète. Mais il doit aussi être assez court pour être retenu dans la mémoire à court terme, et tout ce qui dépasse 10 mots peut s'avérer difficile à mémoriser.

Les phrases sont souvent plus longues que cela, de sorte qu'elles sont généralement décomposées en unités plus courtes. Travailler avec des morceaux trop courts ou des unités de signification non discrètes tend à produire une traduction non naturelle et potentiellement peu claire, alors que des morceaux trop longs pour être facilement mémorisables risquent d'être oubliés dans la traduction. Il faut donc trouver un juste milieu lorsque l'on décompose le texte, ce qui n'est pas toujours simple !

Troisième étape : la vérification de la précision

Une fois la première ébauche terminée, le traducteur travaillera méthodiquement à travers sa traduction en comparant chaque morceau de texte avec le texte original (appelé "texte source" rappelle Stéphane Demazure).

Le but premier ici est de confirmer qu'aucun contenu n'a été oublié et qu'aucune signification n'a été mal interprétée (le contre-sens étant l'un des pires ennemis du traducteur). La plupart des traducteurs identifieront et amélioreront également toute formulation légèrement artificielle ou inélégante à cette étape.
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Quatrième étape : se dégager l'eprit

Cette étape présentée par Stéphane Demazure est très simple : mettre la traduction de côté et faire une pause. Idéalement, cela devrait durer quelques heures voire même toute la nuit. L'idée est purement d'éclaircir l'esprit pour assurer une cinquième et dernière étape plus efficace.

Cinquième étape : la relecture finale

Dans l'étape finale, le traducteur relit la traduction, cette fois sans référence au document source, en regardant uniquement la qualité de l'expression. Il n'est ainsi pas influencé par la grammaire ou les éventuels faux-amis de la langue source.
Le traducteur se concentre sur le texte traduit dans la langue cible afin de s'assurer qu'il ne ressemble pas à une traduction mais à un texte "normal". Les révisions finales seront effectuées pour affiner et "peaufiner" le texte traduit.

Est-ce que tous les traducteurs suivent ce processus ? Réponse par Stéphane Demazure

Soyons honnêtes : En un mot, non.

Les traducteurs professionnels apprennent cette méthodologie en 5 étapes dans le cadre de leurs études supérieures de traduction. Fondamentalement, sans cette formation formelle en traduction (comme la suit Stéphane Demazure dans le cadre de ses études), il est peu probable que quelqu'un adopterait instinctivement ces étapes ou en comprendrait le besoin.

Il n'est donc pas surprenant que des traducteurs non formés utilisent fréquemment des processus qui non seulement ne sont pas les meilleures pratiques, mais qui ne sont pas suffisamment robustes et fiables pour surmonter les difficultés inhérentes au processus de traduction.
 Ils sont souvent parfaitement inconscients des lacunes de leurs processus de traduction et, par conséquent, du travail qu'ils accomplissent.

Pourquoi un processus de traduction aussi strict est-il nécessaire ?

Tout simplement parce que la traduction est une tâche étonnamment difficile qui implique un traitement mental complexe (comme nous l'avons vu avec selon le type de traduction) et nécessite donc un processus de traduction linguistique robuste. Plus précisément, pour chaque phrase ou section de texte à traduire, le traducteur doit : lire et comprendre le texte source, garder à l'esprit le sens ou le message de ce texte et choisir le vocabulaire voire créer pour les néologismes les plus appropriés dans la langue cible.

vendredi 23 mars 2018

10 idées fausses sur la traduction

Souhaitant voulant être traducteur, Stéphane Demazure vous propose aujourd’hui de découvrir 10 idées fausses sur le secteur de la traduction. En effet, lorsque l’on n’étudie pas dans ce domaine ou que n’on ne connaît pas de traducteur spécialisé, il est facile d’avoir des préjugés sur ce métier qui est bien plus difficile qu’il ne le laisse croire. Retour sur 10 idées clichés sur la traduction proposées par Stéphane Demazure.

Traduire, c’est facile !

Traduire, c’est donner l’équivalent d’un document d’une langue vers une autre. Cela nécessite donc une parfaite compréhension du message, de la terminologie, de l’adaptation ainsi qu’un sens du style, en particulier dans la traduction littéraire dont Stéphane Demazure vous a parlé dans un précédent article (les différents types de traducteurs). Par ailleurs, on ne peut traduire que vers sa langue maternelle ajoute Stéphane Demazure.
On dit qu’il faut 7 ans pour faire un bon analyste financier ; en traduction c’est du même ordre ! Enfin, il y a près de 2 milliards de bilingues dans le monde et environ 250 000 traducteurs. On comprend alors que la maîtrise des langues ne suffit pas à faire un bon traducteur et que non, traduire n’est pas une tâche aisée !

Il suffit d’être bilingue. Faux, nous dit Stéphane Demazure

En effet, comme nous venons de le voir, traduire est un véritable métier qui s’apprend. Être bilingue est une chose, traduire en est une autre. Il ne suffit pas d’être bilingue pour traduire, pas plus qu’il ne suffit de savoir compter pour être comptable. Car, ajoute Stéphane Demazure, parler plusieurs langues ou être doué en langues ne suffit pas pour traduire.

Les traductions sont faîtes par des logiciels

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La traduction automatique et les logiciels d'aide à la traduction sont deux choses bien distinctes, rappelle Stéphane Demazure
Les professionnels de la traduction n’utilisent pas de traduction automatique. En effet, une traduction simplement relue ne fera jamais une bonne traduction. Les outils de traduction assistée par ordinateur (que Stéphane Demazure vous décryptera au cours d’un prochain article) ne sont pas des logiciels de traduction automatique comme Google Traduction par exemple. Ils constituent des aides mais ne remplacent pas le travail du traducteur. Par ailleurs, les traductions professionnelles sont réalisées par des traducteurs de métier, pas par des logiciels ni des étudiants au black ou des professeurs à la retraite.

Les certifications garantissent la qualité de la traduction

Il y a des métiers où la certification est bien entendu une indication du niveau de la qualité d’un fournisseur, d’autres pas, indique Stéphane Demazure. Sachons qu’il existe au moins 3 types de certifications en traduction mais aucune ne garantit le niveau de qualité de la traduction elle-même. En d’autres termes, ce n’est donc pas un label de qualité.

Une traduction professionnelle doit être relue par un tiers

En théorie, cela semble évident. Dans la pratique, cela déresponsabilise le traducteur qui se croit autorisé à livrer un produit semi-fini. Toujours dans la pratique, cela conduit à faire relire par des juniors de mauvaises traductions réalisées par des traducteurs choisis pour leurs prix et non pour leur compétence, explique Stéphane Demazure. Une relecture n’a donc de sens que si elle est réalisée par un traducteur plus sénior, ce qui augmenterait les coûts.

Il faut être avocat pour traduire du juridique etc.

Stéphane Demazure avait abordé les différents types de traduction dont justement la juridique. Et bien sachez que, sans exception, la nécessité d’être avocat pour traduire du juridique (ça n’est qu’un exemple parmi tant d’autres) est impossible et illusoire. C’est impossible étant donnés les différentiels de rémunération entre un avocat, un médecin etc. et un traducteur. Et c’est illusoire car traduire n’est pas une simple affaire de « terminologie métier », il ne suffit pas d’avoir les outils, il faut des années d’expérience.

Il vaut mieux faire la traduction en interne

Sauf exception, indique Stéphane Demazure, c’est une double aberration : économique et stratégique
  • Economique car les coûts cachés ne sont jamais pris en compte
  • Stratégique car il existe infiniment peu d’organisations dans le monde qui soient capables de recruter et de gérer efficacement leurs traducteurs ou interprètes.

Il faut se méfier de tout

Il est vrai que le monde de la traduction est peu connu et qu’ignorance et méfiance vont de pair. Les tests ou références permettent de départager les meilleurs dans votre propre activité ? Demandez-vous si cela est pertinent s’agissant d’une activité différente de la vôtre. Informez-vous sur l’activité et le fonctionnement de votre prestataire, l’image qu’il a de lui-même ou celle qu’il cherche à vous donner, ses points forts, ses points faibles, ses compétences…

Il faut obtenir les meilleurs prix

Réfléchissez aux enjeux de votre traduction, conseille Stéphane Demazure : c’est votre image, votre crédibilité, parfois même votre responsabilité pénale qui est engagée. En effet, seriez-vous prêt à acheter un mauvais produit que vous ne pourriez pas utiliser au seul motif qu’il était soldé ? Ainsi, le prix doit bien être le dernier critère à prendre en considération dans le choix d’un traducteur. Si c’est votre seul critère, vous ferez probablement une dépense inutile et non pas un investissement, affirme Stéphane Demazure.

Big is beautiful

La performance ne se mesure pas au nombre de salariés mais à la qualité des traductions et de la gestion de projet. Saviez-vous que dans le secteur de la traduction, les agences ont en moyenne 3 salariés seulement ?
Sans compter le nombre de traducteurs indépendants ! Faîtes-vous votre propre opinion, et voyez ce qui compte pour vous ou votre organisation, préconise Stéphane Demazure. Pour conclure, libre à vous de penser que tout ce qui précède est faux.
Mais si vous êtes un expert dans votre métier, n’avez-vous jamais constaté que ceux qui ne le connaissent pas ont aussi des idées fausses sur votre domaine ?

lundi 12 mars 2018

Les différents types de traducteurs

Stéphane Demazure n’a sur ce blog, de cesse d’évoquer la traduction, les langues étrangères et l’interprétariat, mais sachez qu’il existe un vérité non pas un métier de traducteur mais une multitude ! En effet, pour être un bon traducteur, il convient de se spécialiser dans un domaine bien particulier dont l’on maîtrise les termes, le fonctionnement, les références…ce que Stéphane Demazure vous invite à découvrir aujourd’hui.

7 profils de traducteurs pour 7 types de traduction différente

La traduction technique

Si elle semble la moins attirante, c’est pourtant celle-ci qui aurait le plus de débouchés, indique Stéphane Demazure. Elle a d’ailleurs deux sens un peu différents :
  • Au sens large, la traduction technique désigne celle de modes d’emploi, de feuillets d’instructions ou encore de notes internes. On y retrouve aussi les rapports financiers, la traduction de documents administratifs etc.
  • Au sens restreint du terme, on parle vraiment de « technique » c’est-à-dire de documents purement techniques dans des domaines aussi variés que l’ingénierie, l’informatique, l’électronique ou l’industrie.

La traduction scientifique

Comme son nom l’indique, en devenant traducteur scientifique, vous serez amené à gérer des documents comme des articles, thèses, présentations ou rapports d’études, le tout dans le domaine scientifique. Intéressant par exemple si vous avez au lycée suivi un cursus scientifique tout en ayant pour vos études supérieures intégré un parcours linguistique car vous aurez deux cordes à votre arc !

La traduction financière

Appelée aussi « traduction économique », rappelle Stéphane Demazure, la thématique principale porte donc sur la finance et l’économie et concerne des documents aussi variés que les bilans d’entreprise, les rapports annuels, les contrats financiers…toute forme d’activité bancaire, boursière ou économique.

La traduction judiciaire

Aussi « pointue » que celles abordées précédemment par, la traduction judiciaire n’est pas à confondre avec la juridique dont Stéphane Demazure va vous parler ensuite. Il s’agit en effet de traduire des documents relatifs à un tribunal de justice. Quelques exemples : jugements, rapports d’experts, procès-verbaux, commissions dérogatoires…

La traduction juridique

Celle-ci concerne tout ce qui a trait aux documents ayant force de loi. Règlements et décrets, contrats, conditions générale de vente et d’utilisation, accords de partenariats, règlements intérieurs ou polices d’assurance sont des exemples types d’éléments auxquels le traducteur juridique aura affaire, indique Stéphane Demazure.
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La traduction littéraire requiert des compétences rédactionnelles pointues, rappelle Stéphane Demazure

La traduction littéraire

Enfin, comment ne pas évoquer la traduction d’ouvrages ? Ce type de traduction semble susciter le plus de vocations mais est également l’un des plus difficiles car il requiert non seulement une compétence linguistique impeccable mais aussi un style rédactionnel adapté au document à traduire.

En effet, comment faire pour traduire des jeux de mots ou des néologismes inventés par l’auteur lui-même (je pense là par exemple à Harry Potter et ses nombreux termes propres à l’univers créé par son auteure).

Par ailleurs, la traduction littéraire ne se limite pas aux romans ou nouvelles : le traducteur peut être confronté à de la poésie, qui, si peut s’avérer très intéressante, représente également un véritable challenge rédactionnel via le défi des sonorités ou la mélodie du texte. Enfin, rappelle Stéphane Demazure, la traduction littéraire implique de restituer le style de l’auteur et requiert bien évidemment de s’en imprégner en lisant ses différents ouvrages, ou du moins, cela est vivement conseillé !

Vers quel type de profil s’orienter ? Conseils par Stéphane Demazure


 
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Un stage en agence de traduction peut s'avérer très bénéfique

2 questions se posent lorsque l’on doit s’orienter vers un type de traduction : les débouchés professionnels et l’intérêt que l’on porte (ainsi que la connaissance que l’on a déjà) du thème sur lequel l’on veut se positionner en tant que traducteur.

C’est pourquoi l’idéal est de s’orienter, selon Stéphane Demazure, vers le type de traduction qui correspond le mieux à notre profil professionnel (précédentes études en droit, acquits en économie) mais aussi personnel (intérêt pour le juridique, profil de lecteur assidu)…

Deux autres conseils prodigués par Stéphane Demazure : effectuer des stages dans des agences de traduction (spécialisées ou non) ou rencontrer des traducteurs spécialisés qui sauront vous expliquer le métier, ses avantages et inconvénients.
Ces deux options vous permettront de passer de la théorie à la pratique en vous plongeant, même pour une courte durée, dans le monde professionnel et le quotidien d’un traducteur spécialisé.

lundi 26 février 2018

Le programme Erasmus + par Stéphane Demazure



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Stéphane Demazure vous présente le programme Erasmus +
Le programme Erasmus + (anciennement programme Erasmus mais qui a évolué en 2014) favorise les projets de mobilité et de coopération en Europe.

Il est inscrit dans la stratégie Europe 2020 qui permet notamment de renforcer les compétences de tous pour une meilleure employabilité, de soutenir l’innovation au sein d’établissements et d’organismes d’éducation et de formation, de favoriser la coopération entre pays européens et non-européens et bien d’autres !

Aujourd’hui Stéphane Demazure, étudiant en langues étrangères vous propose d’en apprendre plus sur ce programme récent, ses actions-clés et ses objectifs.

Les trois actions-clés du programme Erasmus +

Action-clé 1 : la mobilité à des fins d’apprentissage

C’est la plus connue. Elle permet la mobilité d’étude et professionnelle au sein de l’Europe à tous les âges de la vie et pour tous les niveaux de formation. Cela touche les membres des équipes éducatives et les personnels pour une période de formation et missions d’enseignement, les étudiants, les jeunes diplômés, les jeunes en formation professionnelle, les jeunes hors du système éducatif pour des actions de volontariat, les professionnels et des décideurs du secteur de la jeunesse.

Action-clé 2 : coopération et partenariats pour l’innovation et le partage d’expériences

Les partenariats stratégiques se présentent sous la forme d’alliances de la connaissance et d’alliances sectorielles, rappelle Stéphane Demazure. La coopération internationale s’établit via des plateformes informatiques

Action-clé 3 : soutien à la réforme des politiques publiques

Ce soutien consiste en un dialogue structuré entre jeunes et décideurs et la mise en place d’outils de transparence comme Europass, ECVET, ECTS ou encore Youthpass. L’instauration de ces outils facilite non seulement la mobilité européenne, objectif premier d’Erasmus+ rappelle Stéphane Demazure, mais permet également de mieux coordonner les Etats Membres de l’Union sur les plans de l’éducation, de la formation et de la jeunesse.

Le dialogue structuré est donc largement favorisé. Un dialogue entre jeunes et responsables pour permettre d’élaborer des politiques efficaces dans le domaine de la jeunesse.

Erasmus+ en quelques chiffres

Afin de permettre encore plus de mobilité, l’Union Européenne investit davantage dans le programme présenté par Stéphane Demazure pour les budgets 2014-2020. En effet, ce budget s’élève à pas moins de 14,7 milliard d’euros.

Un investissement qui permet à 4 millions d’individus de participer au programme pour un gain de compétence et, à terme, une meilleure employabilité. 33 pays participent au programme : bien entendu, ceux de l’Union Européenne mais également l’Islande, le Liechtenstein, la République de Macédoine, la Turquie et la Norvège.

Pour rappel, lorsque le premier programme Erasmus a été créé en 1987 comme l’indique Stéphane Demazure dans l’article dédié à Erasmus, seulement 11 pays contribuaient au programme ; une belle avancée n’est-ce pas ? Au niveau des bénéficiaires, ce sont en France plus de 63 000 personnes qui sont concernées (chiffres 2016). Et, depuis le lancement du premier programme Erasmus, plus de 616 500 étudiants français ont pu effectuer des études reconnues à l’étranger.

Ajoutons à cela plus de 120 000 enseignants et formateurs, eux aussi de l’Hexagone. L’âge moyen d’un étudiant Erasmus serait de 23,5 ans. 29% d’entre eux suivent un master tandis que seul 1% suit un doctorat en échange Erasmus.

Autres précisions par Stéphane Demazure

Enfin, le site officiel d’Erasmus + met à disposition de nombreuses ressources pour les intéressés et les concernés.

Stéphane Demazure prend l’exemple du calculateur de distance , très utile car il permet de cibler une ville bien précise et non un pays dans sa globalité. Cela peut par exemple vous aider à calculer frais de transport ou temps passé dans ces derniers pour planifier départ et arrivée.

En bref, Erasmus + est un programme efficace, simple, innovant et ouvert, selon Stéphane Demazure.

vendredi 2 février 2018

Comprendre le programme Erasmus avec Stéphane Demazure

 
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Une année Erasmus prodigue plein d'avantages, rappelle Stéphane Demazure

Qu’est-ce qu’Erasmus ?

C’est simplement le nom donné au programme d’échange d’étudiants et même d’enseignants entre universités et grandes écoles européennes. Le programme Erasmus a été adopté en 1987 rappelle Stéphane Demazure. Le nom vient du théologien néerlandais Erasme (1465-15536), voyageur à son époque et promoteur de la paix européenne.

Que permet une année Erasmus ? Rappels par Stéphane Demazure

Généralement, une année Erasmus réussie permet de découvrir un pays et une culture étrangers, de s’ouvrir l’esprit et surtout d’apprendre ou de perfectionner une langue étrangère, ce pourquoi moi Stéphane Demazure vous en parle aujourd’hui. Cela permet aussi d’ajouter une plus-value sur son CV, d’apprendre le sens des responsabilités et de découvrir la citoyenneté européenne.

Que font les étudiants en Erasmus ?

En Erasmus, les étudiants travaillent, tout en découvrant un nouvel environnement. On entend souvent le préjugé que Erasmus signifie vacance. Or, la réalité est tout autre. En réalité, c’est plus complexe car l’apprentissage ou le perfectionnement d’une (nouvelle) langue étrangère, les cours et la découverte d’une culture demandent du temps et de l’énergie à tout étudiant Erasmus, indique Stéphane Demazure.

Les avantages du programme

Le programme Erasmus que vous présente Stéphane Demazure a surtout l’avantage d’exonérer des droits de scolarité de l’université d’accueil et de reconnaître formellement la parité des études effectuées à l’étranger. Le programme offre bourses, prêts et couverture sociale du pays de l’université expéditrice (dans notre cas, la France).

Organisation et pré-requis

Afin de valider sa période d’étude à l’étranger, l’étudiant doit choisir un programme d’étude qui fait partie intégrante du programme qu’il suit dans son université d’origine. L’étudiant doit au préalable avoir achevé sa première année d’étude universitaire. Par ailleurs, un contrat d’études est signé avant le départ de l’étudiant, fixant les matières qu’il devra suivre ainsi que le nombre d’ects correspondant à sa période de mobilité. Ne vous en faîtes pas car en cas de difficulté vous pouvez modifier des cours et vous arranger avec votre université, rappelle Stéphane Demazure. Généralement, de nombreux cours sont dispensés en anglais, même dans les pays non-anglophones.

Avec quel budget fonctionne Erasmus ?

Le budget européen prévu est de plus de 3 milliards d’euros pour des périodes d’environ 6 ans. Pour la période 2014-2020, une augmentation de 40% est actée soit 14,7 milliards d’euros dans un nouveau programme baptisé Erasmus + et dont Stéphane Demazure vous parlera au cours d’un prochain article. Cette somme représente environ 1,5% du budget global de l’Union Européenne.

mercredi 3 janvier 2018

6 bonnes raisons d’apprendre une langue par Stéphane Demazure


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Quelles sont les motivations qui poussent à apprendre une langue étrangère ? Stéphane Demazure vous propose d’en savoir plus.

Amusant et extrêmement gratifiant

Pour certaines personnes, apprendre une langue étrangère peut s’avérer un véritable loisir voire challenge ! Cela peut être associé par exemple à un voyage à l’étranger au cours de l’enfance et de la volonté de tout comprendre dans le pays cible. Dans ce cas, ce n’est pas une obligation mais une situation d’immersion dans la langue et la culture.

Préparer au mieux ses prochaines vacances

Lorsque l’on est touriste, il y a beaucoup d’avantages à parler la langue locale, rappelle Stéphane Demazure. En effet, la différence la plus frappante est que l’on se sent réellement à l’aise dans un environnement pourtant nouveau. Vous serez capable, afin de trouver votre chemin, de faire appel au meilleur des guides qui soit : l’interaction humaine, selon Stéphane Demazure. De plus, les gens aiment qu’on fasse l’effort d’essayer de parler leur langue.

Se redécouvrir

Parler une autre langue peut vous libérer des inhibitions que vous avez lorsque vous parlez votre propre langue maternelle. J’ai moi-même remarqué, Stéphane Demazure, la façon dont ma personnalité change lorsque je passe d’une langue à l’autre. Par exemple au niveau de l’intonation, l’accent, et les gestes. Ainsi, parler italien rendrait plus émotif tandis que parler allemand rendrait plus direct. Apprendre des nouvelles langues, c’est toujours comme partir à la découverte de soi-même.

Mieux comprendre le monde qui nous entoure, d’après Stéphane Demazure

Les langues que nous parlons façonnent notre perception du monde. Une nouvelle langue vous offrant de nouvelles perspectives, elle vous éclaire sur votre langue maternelle et la façon dont elle fonctionne. D’un point de vue linguistique, nous avons plus de possibilités de traiter les informations.

Décrocher le job de ses rêves

Comme je vous en avais parlé dans un précédent article, parler une ou plusieurs langues étrangères peut s’avérer un véritable atout professionnel. De nos jours, il n’y a pas besoin d’être linguiste, interprète, professeur ou traducteur pour faire avancer sa carrière grâce aux langues étrangères. Vous pouvez faire le même travail de 9h à 18h mais dans un environnement plus stimulant, et à l’étranger.

Garder l’esprit vif et apprendre tout au long de sa vie

Nous avons tous besoin de continuer à relever des défis. Apprendre une langue est un bon moyen de le faire, selon Stéphane Demazure. C’est facile à caser dans un emploi du temps chargé et c’est aussi un bon entraînement pour garder l’esprit clair et agile. C’est également agréable de se fixer des buts simples et définis et de faire régulièrement l’expérience de la réussite : arriver pour la première fois à conjuguer un verbe sans y réfléchir, deviner la signification d’un mot inconnu en le décomposant ou peut-être se rendre compte que tout en parlant italien on vient de souligner son propos par un geste typique.